11.02.2011
Les labos sous la loupe critique: méthodes, marketing, relations avec les médecins, corruption, confllits d'intérêts...
Suite à un débat (vidéo à voir ici) le 10 janvier 2011 sur la Chaîne parlementaire, avec entre autres Christian Lajoux, le grand patron de l'industrie pharmaceutique française (voir l'article de Pharmacritique qui parle de lui), Elena Pasca - qui anime Pharmacritique - a écrit un article très bien documenté qu'il faut lire si on veut comprendre de quoi il retourne dans l'affaire Mediator comme dans les scandales à répétition avec d'autres médicaments et la corruption dans le système de santé.
Vous trouverez d'autres articles fort instructifs sur Pharmacritique, accessibles à partir de la liste de sujets à gauche de la page.
Mais là, je voulais attirer l'attention sur cette synthèse d'une quinzaine de pages où elle réussit à "aborder plusieurs dimensions illustrant le contrôle total de l’industrie pharmaceutique sur la filière du médicament et sur toute l’information qui s’y rattache".
Contrôle total qui se fait en grande partie à travers ces grands pontes de la médecine ou ces leaders associatifs qui reçoivent de l'argent (ou un "soutien institutionnel"...) des laboratoires pharmaceutiques pour représenter les intérêts commerciaux de ces derniers, plus ou moins directement. Ce sont eux, ces leaders d'opinion omniprésents, dont Pharmacritique dit qu'ils verrrouillent le système totalement, puisqu'ils en occupent les articulations stratégiques, en étant à la fois: experts auprès des autorités sanitaires, bien placés dans des hôpitaux et les centres universitaires pour définir les stratégies de traitement et influer sur les essais cliniques, membres des sociétés savantes et des comités de rédaction de la presse médicale, conseillers des media grand public comme des hommes politiques, membres des comités scientifiques des associations de malades... Et ainsi de suite.
L'article s'appelle "Le Médiator et les autres: faut-il avoir peur des médicaments? 15 pages d'informations et liens utiles" dont voici quelques thèmes:
- "nouvelles tendances [publicitaires] marketing relationnel versus R[echerche et développement];
- données socio-économiques des [laboratoires] pharmaceutiques;
- conflits d'intérêts des associations;
- leaders d'opinion (médecins et leaders associatifs) qui verrouillent le système de santé et de soins;
- industrie du cancer;
- irrationalité de la pensée s'agissant de certains médicaments;
- absence d'analyse coût - efficacité;
- formation médicale continue et presse médicale dans les mains des pharmas;
- certains propos de Christian Lajoux [sur le bon fonctionnement du système...];
- l'hypocrisie générale des autorités sanitaires et des médecins quant aux conflits d'intérêts;
- l'ineptie des codes volontaires de déontologie" des laboratoires
et beaucoup d'autres.
C'est une excellente synthèse, avec des liens pour ceux qui veulent en savoir plus.
Bonne lecture!
09:18 Publié dans Contre les conflits d'intérêts et la corruption | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pharmacritique, elena pasca, conflits d'intérêts pharmaceutique, médecine corruption labos, médiator effets secondaires servier, médicaments dangereux, pharmacovigilance afssps conflits d'intérêts, corruption associations de patient, conflits d'intérêts expertss
25.11.2008
Mobilisation citoyenne pour que députés et sénateurs adoptent l'amendement 430 qui rendrait publics les liens financiers entre médecins et laboratoires
Texte repris de Pharmacritique, où vous en retrouverez l’intégralité dans cette note :
"Vous ne savez pas qui est votre député ou sénateur ? C’est le moment de l’apprendre, et c’est urgent, parce qu’il faut que nos messages leur parviennent avant le jeudi 26 novembre, date à laquelle se décidera le sort de l’amendement 430, proposé par le sénateur François Autain, qui prévoit que les contrats et conventions entre les médecins et les firmes pharmaceutiques (et autres industries) soient rendues publiques.
Ce serait un très grand progrès, et même le premier du genre dans notre pays où jamais personne ne vient troubler le business entre médecins et laboratoires (conflits d’intérêts, corruption, désinformation, appelez-le comme vous voulez) ! Il faut que l’on sache si tel médecin parle de tel médicament dans les media et nous le prescrit parce qu’il est bon pour notre santé ou alors s’il le fait parce qu’il est payé par le laboratoire pour augmenter le chiffre d’affaires de celui-ci…
La loi qui existe actuellement (L-4113-13, article 26) et qui veut que les médecins déclarent leurs conflits d’intérêts/liens financiers avec les firmes n’est pas appliquée. Il vous suffit d’ouvrir n’importe quel journal médical pour vous en convaincre. Aucun médecin ne respecte la loi et le conseil de l’ordre s’en fout royalement, puisque aucune sanction ou rappel à l’ordre – ou même une circulaire de rien du tout – n’ont jamais été émis.
Pour trouver les coordonnées de votre député et votre sénateur et leur demander de soutenir cet amendement, cliquez ici :
Députés :
http://www.assemblee-nationale.fr/13/qui/circonscriptions/
Sénateurs :
http://www.senat.fr/elus.html#listes
Les détails sur l'amendement, la façon d'agir et son importance sont dans cette note de Pharmacritique.
06:40 Publié dans Contre les conflits d'intérêts et la corruption | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : autain, pharmacritique, conflits d'intérêts, pharma, amendement 430
05.05.2008
Gardasil taxé d'"hystérie vaccinale" par un journal allemand... Médecins et enseignants se mobilisent contre le battage médiatique
Je reprends ici un article qui a été largement passé sous silence, voire supprimé et censuré, depuis sa parution sur le blog "Pharmacritique". C'est un compte-rendu de la méfiance que règne en Allemagne à l'égard du vaccin Gardasil, et qui est relayée par la presse grand public comme par une bonne partie de la presse généraliste.
"Gardasil. « Hystérie vaccinale », titre un journal allemand décrivant la contre-attaque des gynécologues et enseignants d’une grande ville." Voici le début de l'article, à lire en entier sur "Pharmacritique"."L'article du Kölner Stadt-Anzeiger du 4 mars 2008 commence par incriminer l’origine de l’hystérie : la campagne publicitaire massive de Sanofi Pasteur MSD. A juste titre, puisque cette publicité n’a rien d’une « campagne d’information santé », vu les fausses informations qu’elle donne ou suggère et insinue pour prendre tout le monde par les tripes, pourrait-on dire… Puisqu’elle joue sur l'affect irrationnel, sur la peur et l’angoisse, pour faire vendre le Gardasil, occultant complètement les données médicales qui, elles, parleraient à la raison... La pub met en scène une personnalité connue, porteuse d’un fort potentiel d’identification et de sympathie, qui s’adresse en tant que mère à toutes les mères et leur demande de protéger leurs filles contre un danger de mort… On s’attend presque à entendre « Parce que vos filles le valent bien ! » à la fin du spot publicitaire… Et il n’y a pas besoin d’explications savantes pour déchiffrer le message sous-jacent : si vous ne faites pas vacciner vos filles, vous les exposez en toute connaissance de cause à un danger de mort, donc vous êtes des mauvaises mères irresponsables.
Cette hystérie demande traitement... Et l'article rend précisément compte de la mobilisation commune exemplaire des gynécologues, des écoles et de l’Office des femmes de Leverkusen (grande ville allemande), afin d’éclairer et d’informer directement les jeunes filles concernées. Voici quelques extraits traduits de l’original allemand Hysterie um einen Impfstoff, suivis du compte rendu d'un autre article et de l'ambiance de plus en plus mitigée de la presse allemande. Un titre du même Kölner Stadt-Anzeiger en date du 27 février en rend compte: "Protection ou risque?" (Schutz oder Risiko?). (...)"
Lire la suite sur Pharmacritique"., avec des extraits d'articles incluant des prises de position de personnalités du système de santé allemand. Sur le même blog, il y a aussi plusieurs autres articles critiques qui valent la peine d'être lus par tous ceux qui ne veulent pas faire de leurs filles des cobayes de laboratoires, mais s'informer avant de prendre de telles décisions. Les articles sont geroupés sous la catégorie "Gardasil"
Le plus important est l'analyse faite par le journal médical allemand indépendant "Arznei-Telegramm" qui dissèque les résultats préliminaires donnés par le laboratoire après trois ans d'essais cliniques (autrement dit, une période beaucoup trop courte pour pouvoir tirer quelque conclusion scientifique que ce soit...).
"Gardasil. La revue Arznei-Telegramm critique le vaccin: efficacité modeste, données incomplètes, désinformation... (juin 2007)".
Et bien d'autres. Lisez, creusez, méfiez-vous, ne vous faites pas avoir!
17:37 Publié dans Vaccin Gardasil | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gardasil, pharmacritique, critique, allemagne, effets secondaires, désinformation










